Retrouvez toutes les actualités « nature » du Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement Pays Gersois.

Le CPIE récompensé par la fondation Crédit Mutuel

À Saint-Cricq, la nature retrouve sa voix

Il y a des lieux qui renaissent sans bruit, simplement portés par la patience et l’attention.
La carrière de Saint-Cricq fait partie de ceux-là. Jadis exploitée, aujourd’hui apaisée, elle s’est transformée en un refuge discret où la vie sauvage reprend doucement ses droits.

 

Aurore du CPIE pays gersois

vous fait la  visite du site en vidéo : 

cliquez sur l’image 

 

Au fil de la vidéo, on suit la découverte des mares réhabilitées par le CPIE pays gersois : de petites étendues d’eau qui deviennent, saison après saison, des havres essentiels pour la biodiversité. Entre roseaux, berges reconquises et reflets changeants, on devine l’importance de chaque geste, chaque restauration, chaque veille attentive.

Cette action n’est pas passée inaperçue : la Fondation Crédit Mutuel a remis un soutien de 15 000 euros, saluant le travail de terrain, la persévérance, et l’avenir que ces mares rendent possible.

Un encouragement précieux,

qui vient prolonger l’élan déjà engagé.

Dans cette carrière redevenue vivante, on perçoit le fil rouge de toute initiative environnementale : il suffit parfois d’une volonté, d’un regard attentif et d’un peu de soin pour que les paysages se remettent à respirer.

La vidéo en est le témoin :
un territoire se transforme,
un écosystème se reconstruit,
et l’espoir, lui, circule à nouveau.

Portrait d’une bénévole, ou l’art de donner avec le coeur

Chez elle, l’engagement n’est pas une posture :

c’est une respiration.

Elle s’appelle Cathy, soixante-dix ans, et véhicule avec elle une énergie tranquille de celles qui ne savent pas rester spectateurs de la vie.

En décembre 2019, elle arrive dans le Gers. L’hiver est là, les valises encore pleines de souvenirs d’ailleurs. Elle s’installe à Mirande sans imaginer que le monde s’apprête à ralentir, à se confiner, à douter. Juste avant la Covid, juste avant le silence des rues, Cathy s’apprête à ouvrir une nouvelle page de son histoire.

Nouvelle région.
Nouveaux visages.
Nouveaux repères à apprivoiser.

 

 

On pourrait croire à un simple déménagement, mais pour Cathy, chaque changement est une invitation.

Très vite, une porte discrète s’ouvre à elle : Celle du CPIE pays gersois. Mais ce n’est pas un hasard. En effet, un ami originaire de Pau lui a parlé de l’association environnementale et pour Cathy c’est une magnifique opportunité de poursuivre son engagement.

 

La curiosité est un guide

qui anime  le bleu de ses yeux.

 

Mais surtout parce qu’au fond, elle ne sait pas faire autrement. Quand une occasion de partager, de rencontrer, de s’engager se présente, Cathy avance. Chez elle, l’engagement n’est jamais calculé. C’est un élan. Un mouvement du cœur qui, doucement, l’amène à trouver sa place — et à la donner aux autres.

 

« J’ai toujours fait du bénévolat, depuis l’âge de neuf ans. »

 

Chez Cathy, l’engagement n’est pas un choix ponctuel. C’est une manière d’être au monde. Chorales, scoutisme, secourisme, humanitaire…

Le travail en équipe.

Elle a « toujours baigné dedans ». Une culture familiale, transmise par des parents eux-mêmes engagés. Une éducation à l’ouverture et au collectif.

 

 

 

 

Ce qui l’anime ?

Le groupe.

Le fait de faire ensemble.

 

Au CPIE, elle commence par participer aux ateliers grand public. Elle observe, elle apprend, elle partage. Puis vient l’appel à bénévoles pour préparer le vingtième anniversaire de l’association. Elle répond présente.

Décoration, logistique, photos des stands, réalisation d’un diaporama… Elle met la main à tout. C’est là qu’elle s’intègre pleinement au collectif.

 

« Le bénévolat, c’est une façon de rencontrer. »

 

Quand on lui demande de définir le bénévolat, elle ne parle ni d’abnégation ni de sacrifice. Elle parle de rencontres.

Des tas de gens.
Des opportunités de partage.
Des échanges de savoir-faire comme de savoir être.

 

Et puis il y a le service. Rendre service simplement. Pour Cathy, le bénévolat est un espace vivant. Un lieu où l’on donne, bien sûr, mais où l’on reçoit tout autant.

« Petit pas par petit pas,

on arrive à trouver beaucoup de satisfaction. »

 

Après le vingtième anniversaire, un nouveau défi s’ouvre à elle.  En effet, la bénévole qui gérait le centre de ressources du CPIE doit s’arrêter pour raisons de santé. Il faut quelqu’un. Cathy répond présente, bien qu’elle ne soit pas spécialiste en botanique. Ni experte en naturalisme. Elle le sait. Elle le dit. Mais elle ose.

Elle apprend à trier, à classer, à cataloguer. Elle découvre les subtilités d’une nomenclature parfois complexe. Elle échange avec les salariés, avance « en bonne intelligence » avec eux.

Ce travail minutieux devient un terrain d’apprentissage. Une manière concrète de contribuer à la diffusion des connaissances sur la flore, la faune, l’environnement. Et surtout, une manière de continuer à faire partie de l’équipe.

 

« Malgré mon grand âge,

j’ai besoin des plus jeunes pour travailler. »

Cathy insiste sur ce point. L’intergénérationnel n’est pas une formule, c’est une réalité.

 

Pour Cathy,

l’écologie commence par l’humain.

« Toujours l’humain en premier. »

 

Elle aime rappeler l’étymologie de l’écologie : « l’humain et son habitat. Nous sommes sur terre, les uns avec les autres. Il n’y a plus d’îles désertes où se réfugier. »

Alors autant faire ensemble. Même si le contexte environnemental est complexe. Même si l’actualité peut sembler lourde.

« À sa petite échelle, on peut toujours faire des choses intéressantes »,

affirme-t-elle avec conviction.

 

« Donner, c’est facile.

 Recevoir, ce n’est pas toujours évident. »

 

Le parcours de Cathy ne s’est pas limité à la France. Elle a travaillé à l’international, vu d’autres réalités, parfois très dures. Des pays en guerre. Des enfants malnutris.

Elle parle d’un sourire retrouvé. D’un regard brillant. D’un enfant qui va mieux.

« C’est un beau cadeau. »

Elle dit avoir reçu « mille cadeaux » au fil de sa vie.

Pour elle, aucune rencontre n’est fortuite. Même celles qui déstabilisent. Même celles qui dérangent. Chaque rencontre fait avancer.

Et peut-être que le vrai don commence là : apprendre à recevoir.

 

« Ce n’est pas seulement donner ce qu’on a en trop.

C’est oser donner une part de soi-même. »

 

Cathy interroge une générosité de façade, celle qui consiste à donner son superflu. Pour elle, le bénévolat n’est pas une case à cocher ni une bonne action occasionnelle.

C’est un engagement du cœur. Donner une part de soi. Du temps. De l’attention. De la présence.

« Son cœur, tout simplement. »

 

Son message est clair. Direct. Enthousiaste.

« Venez, on a besoin de vous. »

Parce qu’on y trouve toujours quelque chose d’intéressant. Parce qu’on se sent utile. Parce que cela remet en question, fait grandir, ouvre à l’autre. Parce que les petits pas construisent de grandes choses. À travers son engagement au CPIE, Cathy nous rappelle que l’écologie est une affaire de liens. De regards croisés. De coopération.

En rencontrant Cathy, en écrivant cette chronique tirée de son interview, je saisis que derrière chaque action, aussi modeste soit-elle, il y a une histoire humaine.

La sienne en est une très belle illustration.

 

SORTIE NATURE : Des plumes dans le jardin

Des plumes dans son jardin :

retour sur un rendez‑vous nature inspirant

Le samedi 24 janvier, l’Isle-de-Noé s’est transformée en véritable observatoire à ciel ouvert. Notre animatrice Océane, en experte passionnée, a embarqué un petit groupe de curieux dans une exploration sensible et joyeuse du monde des oiseaux. Une matinée où l’on a appris à regarder différemment… et surtout à écouter.

Plumes, becs et super‑pouvoirs

Dès les premières minutes, Océane plonge le groupe dans les secrets fascinants de l’anatomie : l’alula qui stabilise le vol, les rectrices qui dirigent le mouvement, les duvets qui protègent les oisillons. Pour les participants, c’est une découverte : l’oiseau n’est plus seulement une silhouette dans un arbre, mais une mécanique subtile et intelligente.

L’émerveillement grandit

à mesure que les anecdotes s’enchaînent.

 

Saviez‑vous que le faucon pèlerin fonce à 390 km/h, qu’un pic vert cache une langue de 10 cm… autour de son crâne, ou que certains oiseaux nourrissent leurs petits avec du lait de jabot ?

 

 

 

 

 

La petite Nikita, âgée de 7 ans, qui participe observe chaque plume comme un trésor, la tenant à contre-jour pour « trouver l’indice » comme elle le dit.

 

 

 

 

 

 

Après les plumes, place aux chants

 

Et là, le groupe se laisse surprendre. Océane propose un jeu d’écoute : reconnaître une espèce rien qu’à son cri. Le merle noir et son chant moqueur. Le pouillot véloce qui semble faire tomber des gouttes d’eau. Le pic vert… et son fameux “laser de Star Wars”, qui déclenche quelques éclats de rire.

 

 

 

 

 

Nikita ferme les yeux, les adultes retiennent leur souffle : les oiseaux parlent, vraiment.

Certains par mélodie, d’autres par rythme, d’autres encore par stridulation. Et chacun raconte quelque chose du lieu, de la saison, du moment.

 

 

 

Observer, c’est protéger

 

Océane introduit ensuite les bases du suivi naturaliste : reconnaître les oiseaux « à vue », « au chant » ou grâce aux plumes qu’ils laissent derrière eux.  Des techniques simples, à la portée de tous, pour mieux comprendre la biodiversité qui vit juste sous nos fenêtres.

 

 

 

 

 

 

Et dans le Gers, cela prend tout son sens : 270 espèces d’oiseaux cohabitent sur le territoire. Un patrimoine vivant, discret, mais incroyablement riche.

 

 

 

Quand la curiosité

se transforme en vocation

 

À la fin de la séance, quelque chose a changé.  Nikita imite les cris, ses parents scrutent la cime des arbres.

Chacun repart avec une nouvelle certitude : notre jardin n’est pas un décor, mais un monde vibrant, une réserve de sons, de couleurs et de récits.

 

 

 

 

 

 

 

Cet après-midi là, Océane n’a pas seulement appris à reconnaître un merle d’une mésange. Elle a transmis un nouveau regard.

 

Un regard qui comprend que tout autour de lui

le vivant est une somptueuse œuvre d’art.

 

Actu LIFE Coteaux Gascons

Séminaire de Clôture du

LIFE Coteaux Gascons

 

Le projet Life Coteaux Gascons est en pleine effervescence alors qu’il se prépare pour son séminaire tant attendu. Situé au cœur du Gers, ce projet ambitieux ne se limite pas à une simple mission environnementale…

Le LIFE

tisse des liens sociaux et économiques

indissociables pour renforcer la vie de notre territoire.

 

 

Avec une approche globale, le LIFE Coteaux Gascons vise à répondre aux besoins de reconnaissance des agriculteurs et des élus. En mettant l’accent sur la gestion durable des prairies et le respect des animaux, ce projet s’inscrit dans une dynamique d’amélioration continue des pratiques agricoles. Les agriculteurs, souvent en première ligne face aux défis environnementaux, trouvent dans ce projet une opportunité de valoriser leur métier et de renforcer leur rôle au sein de la communauté.

 

Les bénéfices du projet Life vont au-delà de l’écologie. En favorisant la biodiversité et en soutenant le développement durable, il apporte une contribution significative à l’économie sociale du Gers. La collaboration entre agriculteurs, élus, acteurs économiques et associations est essentielle pour assurer la pérennité de ces initiatives. Life ne se contente pas de mener des actions, il crée un réseau de coopération qui perdurera au-delà de la durée du projet.

 

Le séminaire à venir sera l’occasion de rassembler tous les acteurs concernés : agriculteurs, élus, représentants d’associations, et membres de la communauté. Ensemble, ils partageront leurs expériences, discuteront des avancées réalisées et imagineront l’avenir des Coteaux Gascons.

Ce moment de rencontre

sera un véritable carrefour d’idées et de solutions

pour construire un avenir respectueux

de notre environnement et de notre patrimoine.

 

Nous vous invitons à participer à ce séminaire pour découvrir comment le projet LIFE Coteaux Gascons impacte positivement notre territoire et comment chacun peut contribuer à cette dynamique.

 

Pour plus de renseignements,

rendez-vous sur le site

www.lifegascon.fr

Retour sur la semaine du numérique…

La semaine du numérique :

 sensibiliser les consommateurs

à un usage plus raisonné et responsable

Organisée par Gers Numérique, en partenariat avec la Préfecture du Gers, le Conseil départemental et l’ensemble des acteurs locaux, la Semaine du numérique s’est tenue du 8 au 12 décembre dernier, offrant cinq journées riches d’échanges et d’initiatives.

Le CPIE Pays Gersois était présent…

 

L’objectif de cette semaine était de fédérer élus, collectivités, associations, entreprises et grand public autour d’une vision partagée du numérique. Une vison qui soit à la fois utile, humaine et durable.

 

Une belle mobilisation

de tous les acteurs.

 

Parmi les temps forts, la journée du 8 décembre fut consacrée à l’inclusion numérique tandis que  le 9 abordait le sujet de la révolution que représente l’intelligence artificielle.  A cet effet, des ateliers pour mieux comprendre les enjeux de ces deux thématiques ont été mis en place.  Le 10 décembre, c’est le « numérique dans la famille, l’éducation et la jeunesse » qui était au centre des débats. Les rencontres et les échanges pour accompagner ces publics dans leur appropriation du numérique ont favoriser la sensibilisation du plus grand nombre.

 

 

Enfin, le vendredi 12 décembre, un ciné-débat a clôturé la semaine avec la projection du film « Le Sang et la Boue ».

S’en est suivi un échange

avec le réalisateur de cette œuvre marquante,

Jean Gabriel LEYNAUD.

 

Mais cette journée fut aussi l’occasion de découvrir des initiatives locales en reconditionnement de matériel, en accompagnement numérique responsable, et en sensibilisation à la sobriété numérique.

C’est dans ce cadre que Nicolas Desmazure du CPIE a animé un atelier interactif qui fut très apprécié. À travers différents supports pédagogiques, il a lancé un échange dynamique avec une quinzaine de participants venus découvrir concrètement comment adopter une démarche plus responsable face au numérique.

Parmi les activités, le « Bingo des habitudes de consommation du numérique » a permis d’aborder, avec légèreté, nos pratiques quotidiennes.  Son quiz original sur la sobriété numérique fut un levier pédagogique subtil facilitant la prise de conscience quant à  la quantité d’objets connectés dans notre vie,  ou les déchets électriques et électroniques (D3E) qui nous entourent sans qu’on y prenne garde.

 

 

Enfin, Nicolas a guidé les participants dans la reconnaissance de modèles de téléphones mobiles, en retraçant leur année de mise en service à partir d’un historique de 12 modèles différents. Une façon ludique d’ illustrer l’évolution technologique ainsi que ses enjeux.

Ce stand a permis à chacun de réfléchir à ses propres habitudes, tout en découvrant des solutions concrètes pour réduire leur empreinte numérique. Un moment d’échange utile et convivial, pour mieux comprendre l’impact du numérique et agir en citoyen responsable.  Cette action du CPIE démontre une fois de plus la volonté de l’association de sensibiliser les consommateurs gersois vers un model de consommations plus éclairé et responsable.

Les Gazouillis de décembre 2025

Les Gazouillis de décembre :

un apéritif convivial pour clôturer l’année

 

Mercredi 17 décembre, le CPIE a organisé son 4e et dernier « Gazouillis » de l’année, un rendez-vous convivial qui rassemble habitants, adhérents et bénévoles autour d’échanges chaleureux et d’actualités liées à notre territoire. Ce moment privilégié était l’occasion de découvrir en avant-première le programme des événements du premier semestre 2026, tout en évoquant les grands projets à venir.

 

 

Mais ce n’était pas seulement une réunion d’information : l’ambiance était aussi au partage gourmand et ludique. Une douce dégustation de plats salés a permis aux participants de partager en toute sympathie. Et pour pimenter la soirée, l’un de nos bénévoles a animé un jeu original en présentant 18 objets insolites, dont il fallait deviner l’utilité. Un jeu qui a suscité rires et curiosité, créant ainsi un véritable lien entre tous.

Une belle manière de clôturer cette année 2025

qui fut riche en rencontres et en projets,

et de commencer 2026 sous le signe de l’engagement collectif.

Repas de Noël du CPIE…

Avant de clôturer cette année riche en projets, l’équipe du CPIE s’est réunie autour d’un convivial repas de Noël. Ce moment annuel, attendu par tous, permet aux salariés de partager un bon repas dans la bonne humeur, dans un esprit de solidarité et de convivialité.

Cette année, la tradition du Secret Santa a également été à l’honneur : chacun a offert un cadeau à un autre membre de l’équipe, tiré au sort en novembre, dans le plus grand secret jusqu’au jour J. Une belle occasion de renforcer les liens et de partager un peu de magie festive ensemble, avant de prendre une pause bien méritée pour les vacances de fin d’année.

 

 

Portrait d’une femme engagée

Rencontre avec Agnès LESCOMBE,

la nouvelle Directrice

du CPIE Pays Gersois

 

 

Depuis le 1er septembre 2025, le CPIE Pays Gersois a une nouvelle voix forte à sa tête : Agnès LESCOMBE. Portrait d’une femme aussi passionnée qu’engagée…

Arrivée à Mirande pour prendre la direction de l’association Gascogne Nature Environnement, labellisée CPIE, elle apporte avec elle un parcours riche, mêlant expérience dans le monde de l’entreprise et engagement associatif.

Après une carrière dans le secteur privé, où Agnès évolua dans les domaines de la comptabilité, de la gestion financière et administrative, elle  décide en 2015 de changer de cap. Elle rejoint alors le milieu associatif lors d’un remplacement de 9 mois dans un foyer de jeunes travailleurs, où elle  occupe un poste d’encadrement en tant que responsable du service comptabilité, intendance et maintenance.

 

« Ce virage professionnel fut une révélation

car j’ ai découvert une nouvelle façon

d’œuvrer pour la société. »

 

Motivée par la volonté de renforcer ses compétences, Agnès obtient un DEJEPS en 2016, puis un Master en Intervention et Innovation sociale (2020). Ces diplômes lui ouvrent la voie vers la direction d’une autre association œuvrant dans le domaine de la Jeunesse et de l’Education Populaire.  C’est ainsi qu’Agnès put mettre en pratique ses compétences en y alliant ses valeurs humanistes.

 

 

Agnès LESCOMBE est une femme de convictions, attachée à des valeurs humaines sincères. Mais elle est aussi une femme de challenges pour qui le défis du CPIE s’annonce être une formidable aventure.

« J’ai à cœur de mettre mes atouts au service de l’équipe, de l’association et de la cause environnementale », raconte-t-elle avec un brun de passion dans la rétine.

 

En ce début d’année 2026,   Agnès prend toute la mesure de sa fonction. Elle souhaite insuffler une dynamique nouvelle au CPIE Pays Gersois, en s’appuyant sur ses valeurs et son engagement pour contribuer à la sensibilisation, la protection de l’environnement et le développement durable dans notre région.

Vœux 2026 : Une nouvelle page à écrire…

Un tournant dans l’histoire

du CPIE Pays Gersois…

Les années passent, mais chacun laisse une empreinte unique. Notre association se trouve à un moment particulier de son histoire, un changement de cap qui promet de faire de 2026 une année unique en son genre.

En effet, après 25 ans de dévouement passionné, Sandrine LEPRUN, notre directrice emblématique, fondatrice de l’association, tire sa révérence. Elle a été l’âme du CPIE Pays Gersois, façonnant son identité, lui insufflant sa vision, et laissant derrière elle une œuvre immense : celle d’une vie consacrée à la protection de notre territoire, à l’éducation environnementale et à l’engagement collectif.

Son départ de l’association marque la fin d’un chapitre,

mais aussi l’aube de nouvelles pages à écrire.

 

En ce début d’année, c’est avec autant de confiance que d’enthousiasme que nous accueillons Agnès LESCOMBE, qui prendra la tête de l’association, après une période de passation réussie entre septembre et décembre 2025. Forte d’une solide expérience dans le secteur associatif, Agnès apportera son dynamisme, ses compétences et sa volonté d’enrichir notre action collective. Elle est déjà prête à porter haut les couleurs du CPIE Pays Gersois, et ainsi continuer à marquer notre territoire de son empreinte, et à faire vibrer la passion qui anime notre équipe. À Agnès, nous disons : bienvenue à bord, capitaine d’une équipe aussi passionnée que déterminée, prête à relever ensemble de nouveaux défis.

Ainsi donc, en ce début d’année 2026, toute l’équipe du CPIE Pays Gersois – Elodie, Aurore, Océane, Célia, Claire, Rose Marie, Nicolas et moi-même, Julien, vous adressons nos vœux les plus sincères. Que 2026 soit une année de projets inspirants, de succès collectifs et de belles réalisations pour notre territoire et ses habitants.

Journée Mondiale des Vers de Terre

Le 21 octobre,

mettons à l’honneur ces petits héros méconnus de nos sols :

les vers de terre !

 

Souvent vus comme de simples invertébrés répugnants, ils sont en réalité des acteurs clés de la transition agroécologique. En effet, leur contribution à la santé et à la régénération des sols est incomparablement précieuse, surtout dans un monde où l’agriculture doit s’adapter aux défis d’un climat en mutation.

 

 

Ces ingénieurs naturels sont de véritables architectes du sol.

Ils ingèrent de petites quantités de sol pour se nourrir et le rejettent ensuite enrichi en nutriments. En d’autre terme, leur seule façon de se nourri  favorise ainsi la vie. En effet, en creusant, ils créent des tunnels vitaux qui améliorent la structure du sol et facilitent l’infiltration de l’eau. Une aubaine en matière de biodiversité !

Avec leurs corps allongés et flexibles,

ils creusent jusqu’à 900 mètres de galeries

par mètre cube de terre !

 

Prenons l’exemple de Gaël, agriculteur et viticulteur dans la Marne. Depuis une décennie, il pratique l’agriculture de conservation.  Rapidement, Gaël a compris l’importance des vers de terre dans son exploitation.

 

« Les vers de terre nous aident au quotidien, » affirme-t-il. « Ils rendent le sol plus filtrant et aéré.« 

D’ailleurs, prenez garde à leur absence !  Celle-ci entraîne une dégradation de la structure du sol ainsi que le labour nécessaire. Cette solution n’est ni durable ni qualitative.

 

Retrouvez l’intégralité de l’article de Gaël ici …

L’infiltration de l’eau est un enjeu crucial face aux événements climatiques extrêmes.

Les galeries que forment les vers de terre créent des chemins naturels pour l’eau. En conséquence, cela empêche la stagnation et favorise une distribution homogène de l’humidité, nous explique Gaël.

 

 « Je fais du semi-direct pour laisser les débris végétaux à la surface, » ajoute Gaël. « Cela permet aux vers de terre de remonter, créant des tunnels verticaux qui améliorent l’humidité et la pénétration de l’eau.« 

 

 

Alors, à l’occasion de cette Journée Mondiale des Vers de Terre, prenons un moment pour reconnaître l’importance de ces petits animaux souvent négligés. Ils sont essentiels non seulement à la santé de nos sols, mais aussi à notre capacité à cultiver de manière durable. Ensemble, célébrons ces héros discrets qui travaillent dur sous nos pieds. Parce que c’est ça aussi reconnaitre notre place dans le monde du vivant. C’est faire preuve de gratitude envers ces invisibles, qui œuvrent sans même qu’on s’en rende compte.

 

 

Au 19e siècle,

les vers de terre étaient vus

comme les méchants de la nature !

 

L’abbé Rozier les considérait tellement nuisibles qu’il proposait de les collecter la nuit avec une lanterne – un peu comme une chasse nocturne à la bougie ! Heureusement, des naturalistes comme Gilbert White ont commencé à voir leur vrai potentiel, mais c’est Charles Darwin qui a vraiment redonné aux vers leurs lettres de noblesse.

En 1881, après avoir révolutionné la biologie, Darwin a sorti un ouvrage sur ces petites bêtes, prouvant qu’elles sont les héroïnes de la terre, capables de digérer jusqu’à 600 tonnes de sol sur un hectare en 50 ans ! Et non, désolé de vous décevoir, on ne peut pas les couper en deux pour en faire deux vers – cela serait un peu trop facile, et ça les tuerait.

 

En résumé,

ces « ingénieurs du sol »

sont bien plus utiles qu’on ne le pensait,

et c’est Darwin qui a sauvé leur réputation !

 

N’hésitez pas à partager cet article pour sensibiliser davantage sur leur rôle crucial dans notre écosystème !