Espace de vie sociale : Collecte d’objets insolites …

 

🗝️ Appel aux trésors cachés du Gers !

Et si votre objet devenait une curiosité exposée au CPIE ?

 

Il dort peut-être dans un grenier. Il attend, oublié, dans une vieille armoire. Il intrigue sans que l’on sache vraiment pourquoi.

Un outil ancien. Une pierre étrange. Un objet scientifique d’un autre temps. Une curiosité naturelle. Un souvenir typiquement gersois.

Et si c’était lui, la prochaine pièce maîtresse du cabinet de curiosités ?

À l’occasion de l’inauguration de son cabinet de curiosités, le 8 avril prochain, le CPIE pays gersois soutient avec enthousiasme le projet tutoré des élèves du Lycée Beaulieu Auch : une grande collecte d’objets anciens et insolites du territoire.

 

🔎 Un concours ouvert à toutes et tous

 

 

Le principe est simple :
Vous possédez un objet ancien, typique du Gers, scientifique, naturel ou simplement intrigant ?

 

Envoyez nous une photo !

Les élèves constitueront un dossier collectif pour sélectionner les objets les plus originaux. Les heureux propriétaires seront invités à venir présenter leur trésor le jour de l’inauguration.

Trois objets seront mis à l’honneur… mais tous les sélectionnés auront la chance d’être exposés dans l’armoire des curiosités de l’Espace de Vie Sociale du CPIE.

 

 

🐚 Une armoire pour raconter notre territoire

 

Ce cabinet de curiosités n’est pas un simple meuble. C’est une invitation à l’émerveillement.

À travers ces objets, c’est toute une mémoire locale qui s’exprime : savoir-faire anciens, patrimoine scientifique, trésors naturels, histoires familiales… Chaque pièce raconte un fragment du Gers.

En participant, vous contribuez à faire vivre un espace collectif, vivant, intergénérationnel — à l’image du CPIE.

 

📸 Comment participer ?

Il suffit d’envoyer une ou plusieurs photos de votre objet (avec votre nom) avant la sélection finale. Les modalités précises et les dates d’envoi seront communiquées très prochainement.

Les objets retenus seront inventoriés, numérotés et exposés lors de l’inauguration du 8 avril, avant de rejoindre l’armoire des curiosités.

 

Envoyez les photos de vos objets à :

contact@cpie32.org ou erineva.h@gmail.com 

 

✨ Et si la curiosité était chez vous ?

Mirandaises, Mirandais, habitants du territoire gersois : ouvrez vos tiroirs, explorez vos greniers, laissez parler votre imagination.

Ce qui vous semble ordinaire est peut-être extraordinaire aux yeux des autres.

 

 

Le cabinet de curiosités

n’attend plus que vos trésors.

 

Espace de vie sociale : Commission citoyenne consultative

🐝 La démocratie participative fait étape au CPIE

Rendez-vous le mercredi 4 mars à 17h à l’Espace de Vie Sociale

 

Le mardi 4 mars prochain à 17h, l’Espace de Vie Sociale du CPIE pays gersois accueillera un représentant du Conseil départemental du Gers pour une rencontre d’information ouverte à toutes et tous.

Au cœur des échanges :

la nouvelle campagne de recrutement de la Commission consultative citoyenne (3C).

 

Une expérience locale saluée au niveau national

Lancée en 2023, la Commission consultative citoyenne a réuni 68 Gersoises et Gersois tirés au sort, représentatifs de la diversité du territoire. Leur mission ? Contribuer activement à l’élaboration des politiques départementales.

Dans un département rural comme le nôtre, la démarche est rare — et audacieuse. Elle a permis de faire émerger des propositions concrètes, notamment en matière de biodiversité, dont certaines ont déjà trouvé des applications opérationnelles.

 

Fort de ce succès, le Département renouvelle l’initiative pour un second mandat (avril 2026 – février 2028).

Une commission resserrée… et une « ruche citoyenne »

La nouvelle 3C comptera 34 membres titulaires, soit deux citoyens par canton, dans le respect strict de la parité femmes-hommes et d’un équilibre des âges (16-25 ans, 26-55 ans, 56 ans et plus). Les membres seront recrutés par tirage au sort.

 

Grande nouveauté : la création d’une « ruche citoyenne ».

Les candidats non retenus pourront être consultés régulièrement en ligne sur différentes politiques départementales et participer ponctuellement à d’autres instances. Une manière concrète d’élargir la participation et de reconnaître l’engagement de chacun.

S’informer, débattre, proposer

 

Être membre de la 3C ou de la ruche citoyenne, c’est contribuer à des réflexions sur des sujets qui touchent directement le quotidien des habitants : jeunesse, solidarités, santé, transition écologique…

Les participants bénéficient de formations gratuites, de temps d’échanges avec les élus et de sorties de terrain, avec prise en charge des frais.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 12 avril 2026 (à partir de 16 ans) sur le site legerscestvous.fr.

Comme le souligne Philippe Dupouy, Président du Département :

 

« Nous élargissons encore cette dynamique pour permettre à davantage de Gersoises et de Gersois de faire entendre leur voix. »

Un espace pour faire vivre la participation

Si cette rencontre se tient au CPIE, ce n’est pas un hasard. L’Espace de Vie Sociale du CPIE pays gersois est, par essence, un lieu de dialogue, d’initiative et de construction collective.

 

Accueillir cette présentation, c’est prolonger notre engagement en faveur de la transition écologique… mais aussi démocratique.

📅 Rendez-vous le 4 mars à 17h
📍 Espace de Vie Sociale – CPIE pays gersois

 

 

Venez vous informer, poser vos questions…

et peut-être franchir le pas

de l’engagement citoyen.

Sobriété Numérique : T’es cap ou t’es pas cap ?

 

🎥 Teaser

Semaine de la Sobriété Numérique :

cap ou pas cap ?

Du 16 au 21 mars, la Semaine vers un numérique responsable s’invite dans la région, portée par la DRANE Occitanie,  la Semaine de la Sobriété Numérique est ponctuée d’un temps fort : le Digital Clean‑Up Day, le 21 mars, pour clore le tout.

 

Visionner le teaser en cliquant sur l’image ci dessous, enfin…

si vous en êtes CAP ?

 

 

Pour cette édition, l’Union Régionale des CPIE propose un format inédit et stimulant
👉 les défis “Cap ou pas Cap ?”

Des petits challenges simples, ludiques, accessibles à toutes et tous — jeunes, familles, curieux, novices — pour repenser nos usages et découvrir qu’un numérique responsable peut être à la fois efficace… et amusant.

Lors de cette semaine,  vous découvrirez en vidéo le défi du jour 

 

En parallèle, une communication spéciale à destination des professionnels sera déployée pour accompagner les organisations dans la réduction de leur empreinte numérique.

Le teaser de cette semaine annonce la couleur : rythme, énergie, idées concrètes, et une envie assumée de montrer que la transition numérique peut commencer dès aujourd’hui, par de petits gestes qui comptent.

Une semaine pour questionner nos écrans,

alléger nos données, et surtout…

reprendre la main.

Animation grand public : Ciné Balade

Pour vous présenter l’animation grand public

« Ciné Balade »,

plus que des mots, on a une vidéo…

 

 

Pour visionner le teaser du Ciné Balade, cliquez sur l’image :

 

On vous en dit bien plus très prochainement sur les réseaux sociaux… 

Inscription au 05 62 66 85 77  ou par mail : animation@cpie32.org

 

de 14H30 à 19H

Tarifs* :

adulte: 8€

Enfant: 5€

*Tarif Balade + film

(gouter + pot = offerts)

 

 

Le CPIE récompensé par la fondation Crédit Mutuel

À Saint-Cricq, la nature retrouve sa voix

Il y a des lieux qui renaissent sans bruit, simplement portés par la patience et l’attention.
La carrière de Saint-Cricq fait partie de ceux-là. Jadis exploitée, aujourd’hui apaisée, elle s’est transformée en un refuge discret où la vie sauvage reprend doucement ses droits.

 

Aurore du CPIE pays gersois

vous fait la  visite du site en vidéo : 

cliquez sur l’image 

 

Au fil de la vidéo, on suit la découverte des mares réhabilitées par le CPIE pays gersois : de petites étendues d’eau qui deviennent, saison après saison, des havres essentiels pour la biodiversité. Entre roseaux, berges reconquises et reflets changeants, on devine l’importance de chaque geste, chaque restauration, chaque veille attentive.

Cette action n’est pas passée inaperçue : la Fondation Crédit Mutuel a remis un soutien de 15 000 euros, saluant le travail de terrain, la persévérance, et l’avenir que ces mares rendent possible.

Un encouragement précieux,

qui vient prolonger l’élan déjà engagé.

Dans cette carrière redevenue vivante, on perçoit le fil rouge de toute initiative environnementale : il suffit parfois d’une volonté, d’un regard attentif et d’un peu de soin pour que les paysages se remettent à respirer.

La vidéo en est le témoin :
un territoire se transforme,
un écosystème se reconstruit,
et l’espoir, lui, circule à nouveau.

Portrait d’une bénévole, ou l’art de donner avec le coeur

Chez elle, l’engagement n’est pas une posture :

c’est une respiration.

Elle s’appelle Cathy, soixante-dix ans, et véhicule avec elle une énergie tranquille de celles qui ne savent pas rester spectateurs de la vie.

En décembre 2019, elle arrive dans le Gers. L’hiver est là, les valises encore pleines de souvenirs d’ailleurs. Elle s’installe à Mirande sans imaginer que le monde s’apprête à ralentir, à se confiner, à douter. Juste avant la Covid, juste avant le silence des rues, Cathy s’apprête à ouvrir une nouvelle page de son histoire.

Nouvelle région.
Nouveaux visages.
Nouveaux repères à apprivoiser.

 

 

On pourrait croire à un simple déménagement, mais pour Cathy, chaque changement est une invitation.

Très vite, une porte discrète s’ouvre à elle : Celle du CPIE pays gersois. Mais ce n’est pas un hasard. En effet, un ami originaire de Pau lui a parlé de l’association environnementale et pour Cathy c’est une magnifique opportunité de poursuivre son engagement.

 

La curiosité est un guide

qui anime  le bleu de ses yeux.

 

Mais surtout parce qu’au fond, elle ne sait pas faire autrement. Quand une occasion de partager, de rencontrer, de s’engager se présente, Cathy avance. Chez elle, l’engagement n’est jamais calculé. C’est un élan. Un mouvement du cœur qui, doucement, l’amène à trouver sa place — et à la donner aux autres.

 

« J’ai toujours fait du bénévolat, depuis l’âge de neuf ans. »

 

Chez Cathy, l’engagement n’est pas un choix ponctuel. C’est une manière d’être au monde. Chorales, scoutisme, secourisme, humanitaire…

Le travail en équipe.

Elle a « toujours baigné dedans ». Une culture familiale, transmise par des parents eux-mêmes engagés. Une éducation à l’ouverture et au collectif.

 

 

 

 

Ce qui l’anime ?

Le groupe.

Le fait de faire ensemble.

 

Au CPIE, elle commence par participer aux ateliers grand public. Elle observe, elle apprend, elle partage. Puis vient l’appel à bénévoles pour préparer le vingtième anniversaire de l’association. Elle répond présente.

Décoration, logistique, photos des stands, réalisation d’un diaporama… Elle met la main à tout. C’est là qu’elle s’intègre pleinement au collectif.

 

« Le bénévolat, c’est une façon de rencontrer. »

 

Quand on lui demande de définir le bénévolat, elle ne parle ni d’abnégation ni de sacrifice. Elle parle de rencontres.

Des tas de gens.
Des opportunités de partage.
Des échanges de savoir-faire comme de savoir être.

 

Et puis il y a le service. Rendre service simplement. Pour Cathy, le bénévolat est un espace vivant. Un lieu où l’on donne, bien sûr, mais où l’on reçoit tout autant.

« Petit pas par petit pas,

on arrive à trouver beaucoup de satisfaction. »

 

Après le vingtième anniversaire, un nouveau défi s’ouvre à elle.  En effet, la bénévole qui gérait le centre de ressources du CPIE doit s’arrêter pour raisons de santé. Il faut quelqu’un. Cathy répond présente, bien qu’elle ne soit pas spécialiste en botanique. Ni experte en naturalisme. Elle le sait. Elle le dit. Mais elle ose.

Elle apprend à trier, à classer, à cataloguer. Elle découvre les subtilités d’une nomenclature parfois complexe. Elle échange avec les salariés, avance « en bonne intelligence » avec eux.

Ce travail minutieux devient un terrain d’apprentissage. Une manière concrète de contribuer à la diffusion des connaissances sur la flore, la faune, l’environnement. Et surtout, une manière de continuer à faire partie de l’équipe.

 

« Malgré mon grand âge,

j’ai besoin des plus jeunes pour travailler. »

Cathy insiste sur ce point. L’intergénérationnel n’est pas une formule, c’est une réalité.

 

Pour Cathy,

l’écologie commence par l’humain.

« Toujours l’humain en premier. »

 

Elle aime rappeler l’étymologie de l’écologie : « l’humain et son habitat. Nous sommes sur terre, les uns avec les autres. Il n’y a plus d’îles désertes où se réfugier. »

Alors autant faire ensemble. Même si le contexte environnemental est complexe. Même si l’actualité peut sembler lourde.

« À sa petite échelle, on peut toujours faire des choses intéressantes »,

affirme-t-elle avec conviction.

 

« Donner, c’est facile.

 Recevoir, ce n’est pas toujours évident. »

 

Le parcours de Cathy ne s’est pas limité à la France. Elle a travaillé à l’international, vu d’autres réalités, parfois très dures. Des pays en guerre. Des enfants malnutris.

Elle parle d’un sourire retrouvé. D’un regard brillant. D’un enfant qui va mieux.

« C’est un beau cadeau. »

Elle dit avoir reçu « mille cadeaux » au fil de sa vie.

Pour elle, aucune rencontre n’est fortuite. Même celles qui déstabilisent. Même celles qui dérangent. Chaque rencontre fait avancer.

Et peut-être que le vrai don commence là : apprendre à recevoir.

 

« Ce n’est pas seulement donner ce qu’on a en trop.

C’est oser donner une part de soi-même. »

 

Cathy interroge une générosité de façade, celle qui consiste à donner son superflu. Pour elle, le bénévolat n’est pas une case à cocher ni une bonne action occasionnelle.

C’est un engagement du cœur. Donner une part de soi. Du temps. De l’attention. De la présence.

« Son cœur, tout simplement. »

 

Son message est clair. Direct. Enthousiaste.

« Venez, on a besoin de vous. »

Parce qu’on y trouve toujours quelque chose d’intéressant. Parce qu’on se sent utile. Parce que cela remet en question, fait grandir, ouvre à l’autre. Parce que les petits pas construisent de grandes choses. À travers son engagement au CPIE, Cathy nous rappelle que l’écologie est une affaire de liens. De regards croisés. De coopération.

En rencontrant Cathy, en écrivant cette chronique tirée de son interview, je saisis que derrière chaque action, aussi modeste soit-elle, il y a une histoire humaine.

La sienne en est une très belle illustration.

 

SORTIE NATURE : Des plumes dans le jardin

Des plumes dans son jardin :

retour sur un rendez‑vous nature inspirant

Le samedi 24 janvier, l’Isle-de-Noé s’est transformée en véritable observatoire à ciel ouvert. Notre animatrice Océane, en experte passionnée, a embarqué un petit groupe de curieux dans une exploration sensible et joyeuse du monde des oiseaux. Une matinée où l’on a appris à regarder différemment… et surtout à écouter.

Plumes, becs et super‑pouvoirs

Dès les premières minutes, Océane plonge le groupe dans les secrets fascinants de l’anatomie : l’alula qui stabilise le vol, les rectrices qui dirigent le mouvement, les duvets qui protègent les oisillons. Pour les participants, c’est une découverte : l’oiseau n’est plus seulement une silhouette dans un arbre, mais une mécanique subtile et intelligente.

L’émerveillement grandit

à mesure que les anecdotes s’enchaînent.

 

Saviez‑vous que le faucon pèlerin fonce à 390 km/h, qu’un pic vert cache une langue de 10 cm… autour de son crâne, ou que certains oiseaux nourrissent leurs petits avec du lait de jabot ?

 

 

 

 

 

La petite Nikita, âgée de 7 ans, qui participe observe chaque plume comme un trésor, la tenant à contre-jour pour « trouver l’indice » comme elle le dit.

 

 

 

 

 

 

Après les plumes, place aux chants

 

Et là, le groupe se laisse surprendre. Océane propose un jeu d’écoute : reconnaître une espèce rien qu’à son cri. Le merle noir et son chant moqueur. Le pouillot véloce qui semble faire tomber des gouttes d’eau. Le pic vert… et son fameux “laser de Star Wars”, qui déclenche quelques éclats de rire.

 

 

 

 

 

Nikita ferme les yeux, les adultes retiennent leur souffle : les oiseaux parlent, vraiment.

Certains par mélodie, d’autres par rythme, d’autres encore par stridulation. Et chacun raconte quelque chose du lieu, de la saison, du moment.

 

 

 

Observer, c’est protéger

 

Océane introduit ensuite les bases du suivi naturaliste : reconnaître les oiseaux « à vue », « au chant » ou grâce aux plumes qu’ils laissent derrière eux.  Des techniques simples, à la portée de tous, pour mieux comprendre la biodiversité qui vit juste sous nos fenêtres.

 

 

 

 

 

 

Et dans le Gers, cela prend tout son sens : 270 espèces d’oiseaux cohabitent sur le territoire. Un patrimoine vivant, discret, mais incroyablement riche.

 

 

 

Quand la curiosité

se transforme en vocation

 

À la fin de la séance, quelque chose a changé.  Nikita imite les cris, ses parents scrutent la cime des arbres.

Chacun repart avec une nouvelle certitude : notre jardin n’est pas un décor, mais un monde vibrant, une réserve de sons, de couleurs et de récits.

 

 

 

 

 

 

 

Cet après-midi là, Océane n’a pas seulement appris à reconnaître un merle d’une mésange. Elle a transmis un nouveau regard.

 

Un regard qui comprend que tout autour de lui

le vivant est une somptueuse œuvre d’art.